Les données du CIEL à Lanoraie constituent notre comparaison externe la plus pertinente, sans prédire automatiquement notre verger.

GUIDE TECHNIQUE POUR PRODUCTEURS
Profils de culture de nos 11 variétés de camerises
Résultats d’essais québécois, données des sélectionneurs et observations de Camerise St-Gabriel, présentés séparément pour comparer les preuves sans confondre les sites ni les saisons.
LES PREUVES AVANT LES CLASSEMENTS
Comment utiliser ces fiches
Un cultivar ne se comporte pas exactement de la même façon à Saskatoon, Lanoraie, Normandin et Saint-Gabriel. Rendement, port, maladies, saveur et dates de récolte doivent toujours être lus avec le site, l’année, l’âge des plants et la conduite de l’essai.
Utiles pour l’identité, la génétique, la compatibilité et les caractères de sélection. Le climat et la conduite peuvent modifier leur expression.
Notre ordre de maturation et nos notes de récolte décrivent Camerise St-Gabriel. Ce sont des observations de terrain, pas un essai variétal contrôlé.
Comparaison rapide
L’ordre local est la succession habituelle observée à Camerise St-Gabriel. Le poids des fruits et les valeurs de blanc viennent du CIEL à Lanoraie et ne doivent pas être présentés comme des mesures de notre verger.
| Cultivar | Ordre local | Repère fruit | Blanc 2024 → 2025 |
|---|---|---|---|
| Blue Banana | 1 / 11 | 0,75 g · 2025 | 83,3 % → 45 % |
| Indigo Gem | 2 / 11 | 1,1 g · 2024 | 11,7 % → 7,0 % |
| Berry Blue / Czech No. 17 | 3 / 11 | 0,50 g · 2025 | 81,7 % → 15 % |
| Happy Giant | 4 / 11 | Données CIEL absentes | Données absentes |
| Aurora | 5 / 11 | 1,6 g · 2024 | 23,3 % → 23,3 % |
| Larissa / Wojtek | 6 / 11 | 1,1 g · 2024 | 2,0 % → 1,3 % |
| Boreal Blizzard | 7 / 11 | 2,51 g · 2025 | 9,7 % → 4,0 % |
| Boreal Beast | 8 / 11 | ≈ 1,9–2,1 g · USask | 3,3 % → 4,3 % |
| Boreal Beauty | 9 / 11 | 2,52 g · 2025 | 6,7 % → 2,7 % |
| Keiko | 10 / 11 | 1,2 g · 2024 | 20,0 % → 21,7 % |
| Giant’s Heart | 11 / 11 | 0,83 g · 2025 | 78,3 % → 85 % |
RÉFÉRENCE DE TERRAIN
Tableau comparatif à imprimer
Imprimez ce tableau concis ou enregistrez-le en PDF pour la planification et les notes de terrain. Les indicateurs d’essais externes conservent leur contexte.
| Ordre / cultivar | Port | Pollinisation | Repère fruit externe | Usage en production |
|---|---|---|---|---|
| 1. Blue Banana | Le CIEL la classe semi-dressée en 2025, alors que des fiches de pépinière la décrivent plus dressée et dense. Au verger, les plants adultes se cueillent confortablement debout. | Aurora a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. Happy Giant est parfois proposée par le réseau de multiplication, mais sans essai contrôlé québécois trouvé. | 0,75 g · 2025 | Créneau de début de saison, forme distinctive et intérêt pour l’autocueillette. Chez nous, le fruit mûr est très tendre : contenants peu profonds et manipulation douce sont préférables. |
| 2. Indigo Gem | Le CIEL observe un port étalé, contrairement à certaines descriptions plus dressées de Saskatchewan. Cette différence concorde avec nos branches basses et latérales. | Berry Blue est une combinaison bien étayée; Aurora est aussi compatible selon les travaux de l’Université de la Saskatchewan. | 1,1 g · 2024 | Productive chez nous, utile pour la congélation et accessible aux enfants grâce à son port bas. L’aptitude à la récolte par secouage dépend fortement de la machine et de la conduite du plant. |
| 3. Berry Blue / Czech No. 17 | Port relativement dressé dans l’essai CIEL. Le fruit reste petit, même si l’arbuste peut être vigoureux. | Sa valeur comme partenaire d’Indigo Gem est mieux étayée que sa valeur comme gros fruit frais. | 0,50 g · 2025 | Intérêt pour la pollinisation, la congélation et la confiture. Chez nous, le plant adulte se cueille généralement debout. |
| 4. Happy Giant | Les fiches commerciales le décrivent vigoureux et dressé, mais il manque encore une comparaison universitaire ou québécoise indépendante. | Blue Banana est proposée dans des documents de multiplication. Cette association reste moins bien documentée que les couples issus d’essais contrôlés. | Données CIEL absentes | Variété à documenter localement. À Saint-Gabriel, elle mûrit habituellement après Berry Blue et avant Aurora; une légère amertume apparaît parfois dans nos dégustations. |
| 5. Aurora | Port dressé à légèrement étalé, vigoureux, avec des fruits faciles à voir. Cette structure convient bien à l’autocueillette. | Indigo Gem et d’autres cultivars de la série Indigo sont bien documentés; Honey Bee est aussi une référence importante. Aurora et Blizzard ne devraient pas constituer le couple principal. | 1,6 g · 2024 | L’une des options les plus équilibrées pour le frais, l’autocueillette et la production. Chez nous, elle est productive, populaire et tient assez longtemps sur le plant après maturité. |
| 6. Larissa / Wojtek | Variété polonaise, étalée et très dense dans l’essai CIEL. Notre observation de branches très basses sous le poids des fruits concorde avec ce port. | Zojka demeure le partenaire le mieux documenté. Aucun des 10 autres cultivars du verger ne devrait être présenté comme remplacement certain sans mesure locale de floraison et de nouaison. | 1,1 g · 2024 | Profil intéressant pour une production à faible incidence de blanc dans les données disponibles. Le port bas facilite la cueillette des enfants, mais complique celle des adultes et la mécanisation. |
| 7. Boreal Blizzard | Port plutôt semi-dressé dans les observations québécoises. Les très gros fruits sont visibles et rapides à récolter à la main. | Boreal Beast est le partenaire principal le mieux soutenu. Aurora est trop apparentée à Blizzard pour former le couple principal. | 2,51 g · 2025 | Très adaptée à l’autocueillette et au marché de gros fruits frais. Chez nous, le pédoncule peut déchirer la chair si le fruit est tiré directement; la technique de cueillette doit être expliquée. |
| 8. Boreal Beast | Très vigoureuse et plutôt dressée dans les descriptions de Saskatchewan, mais semi-étalée au CIEL. Le port réel doit donc être mesuré sur le site de production. | Cultivar-pont important : excellent partenaire de Blizzard et de Beauty. La compatibilité avec Aurora existe, mais le synchronisme est moins fort. | ≈ 1,9–2,1 g · USask | Bon potentiel combiné pour rendement, arôme, frais, congélation et mécanisation. C’est aussi l’une des variétés préférées de nos visiteurs. |
| 9. Boreal Beauty | Port semi-dressé, branches fortes et fruit ferme. L’architecture est compatible avec une conduite mécanisée, sous réserve de la machine et de la taille. | Boreal Beast est le partenaire de référence. Blizzard peut chevaucher une partie de la floraison, mais ne devrait pas être l’unique partenaire. | 2,52 g · 2025 | Positionnement clair : fin de saison, gros fruit ferme, congélation et potentiel mécanique. Chez nous, elle est productive et les fruits mûrs se détachent très facilement. |
| 10. Keiko | Sélection de Maxine Thompson en Oregon à partir de matériel japonais. Le CIEL la classe semi-dressée. | Aurora a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. Comme pour toute plantation, il faut confirmer le chevauchement de floraison sur le site. | 1,2 g · 2024 | Fruit ferme avec potentiel de conservation et de transport. Chez nous, son intérêt principal se situe dans la congélation et la transformation. |
| 11. Giant’s Heart | Le matériel commercial est décrit comme tardif et à fruits en cœur. Au CIEL, il a plutôt débourré très tôt et présenté une forte sensibilité aux bris de dormance. | Boreal Beauty a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. La maturité des fruits ne permet pas, à elle seule, de prédire le chevauchement de floraison. | 0,83 g · 2025 | Potentiel de fruit ferme de fin de saison et de congélation selon notre observation. Sa véritable identité et sa phénologie locale doivent être vérifiées avant toute recommandation commerciale large. |
Ordre local : observations de Camerise St-Gabriel. Repères fruit externes : CIEL ou la source nommée dans la fiche. Les résultats varient selon le site, l’année et la conduite.
Pollinisation : utiliser les couples avec prudence
La date de maturité des fruits ne prouve pas le chevauchement de floraison. Un plan de verger solide exige des cultivars génétiquement compatibles dont la floraison se chevauche réellement sur le site.
Le symbole ↔ indique une association réciproque : chaque variété peut polliniser l’autre lorsque leurs floraisons se chevauchent.
| Duo réciproque | Niveau d’appui | Comment utiliser cette information |
|---|---|---|
| Blue Banana ↔ Aurora | Référence + observation | Aurora a servi de pollinisatrice dans l’essai québécois; ce duo donne aussi de bons résultats à Camerise St-Gabriel.CIEL 2025 |
| Indigo Gem ↔ Berry Blue | Référence indépendante | Couple pratique soutenu par le dispositif québécois et les références de compatibilité des groupes russe et Indigo.CIEL 2022–2024 |
| Indigo Gem ↔ Aurora | Référence + observation | Combinaison documentée qui donne aussi de bons résultats à Camerise St-Gabriel.Tableau de compatibilité USask |
| Boreal Blizzard ↔ Boreal Beast | Référence indépendante | Compatibilité et chevauchement solides dans les travaux de l’Université de la Saskatchewan; couple aussi utilisé par le CIEL.Tableau de compatibilité USask |
| Boreal Beast ↔ Boreal Beauty | Référence indépendante | Couple de référence de la série tardive. Beast relie les floraisons de Blizzard et de Beauty.Tableau de compatibilité USask |
| Aurora ↔ Honey Bee | Référence indépendante | Combinaison documentée. Ne pas choisir Blizzard comme partenaire principal d’Aurora en raison de leur parenté.Tableau de compatibilité USask |
| Blue Banana ↔ Larissa / Wojtek | Observation du verger | Bonne association réciproque observée à Camerise St-Gabriel; continuer à noter le chevauchement de floraison et la nouaison.Notes de terrain de Camerise St-Gabriel |
| Aurora ↔ Boreal Beast | Observation du verger | Bonne association réciproque observée à Camerise St-Gabriel; le chevauchement local de floraison reste la condition essentielle.Notes de terrain de Camerise St-Gabriel |
| Larissa / Wojtek ↔ Zojka | Référence publiée | Partenaire publié le mieux documenté trouvé pour Larissa / Wojtek. Confirmer le chevauchement réel de floraison sur le site.Référence variétale publiée |
Un tableau de compatibilité aide à planifier, mais ne garantit pas la nouaison. Notez le début, la pleine et la fin de floraison ainsi que la nouaison au verger avant de remplacer un pollinisateur documenté.
Fiches techniques des 11 cultivars
Ouvrez une fiche pour comparer les données québécoises, nos observations et le principal point qu’il reste à mesurer.
1Blue BananaPosition locale de maturation 1 sur 11
Port et identité
Le CIEL la classe semi-dressée en 2025, alors que des fiches de pépinière la décrivent plus dressée et dense. Au verger, les plants adultes se cueillent confortablement debout.
Pollinisation
Aurora a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. Happy Giant est parfois proposée par le réseau de multiplication, mais sans essai contrôlé québécois trouvé.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : débourrement très hâtif, environ 803 DJ base 3 °C jusqu’à la récolte, fruit moyen de 0,75 g. La longueur du fruit ne signifie donc pas nécessairement un gros poids.
Usage en production
Créneau de début de saison, forme distinctive et intérêt pour l’autocueillette. Chez nous, le fruit mûr est très tendre : contenants peu profonds et manipulation douce sont préférables.
À mesurer ensuite
Surveiller le blanc et documenter la tenue au transport. Les résultats de rendement CIEL ont beaucoup changé entre 2024 et 2025.
2Indigo GemPosition locale de maturation 2 sur 11
Port et identité
Le CIEL observe un port étalé, contrairement à certaines descriptions plus dressées de Saskatchewan. Cette différence concorde avec nos branches basses et latérales.
Pollinisation
Berry Blue est une combinaison bien étayée; Aurora est aussi compatible selon les travaux de l’Université de la Saskatchewan.
Repère québécois
Lanoraie 2024 : fruit moyen de 1,1 g, 13,9 °Brix et 1 135,6 g par plant dans les conditions de l’essai. En 2025, le Brix atteignait 15,0.
Usage en production
Productive chez nous, utile pour la congélation et accessible aux enfants grâce à son port bas. L’aptitude à la récolte par secouage dépend fortement de la machine et de la conduite du plant.
À mesurer ensuite
Mesurer le rapport hauteur/largeur, la fermeté et la tenue après pluie avant de conclure sur la mécanisation.
3Berry Blue / Czech No. 17Position locale de maturation 3 sur 11
Port et identité
Port relativement dressé dans l’essai CIEL. Le fruit reste petit, même si l’arbuste peut être vigoureux.
Pollinisation
Sa valeur comme partenaire d’Indigo Gem est mieux étayée que sa valeur comme gros fruit frais.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : 0,50 g par fruit et environ 207 g de fruits tombés par plant. Le Brix a varié de 13,2 à 14,6 entre 2023 et 2025.
Usage en production
Intérêt pour la pollinisation, la congélation et la confiture. Chez nous, le plant adulte se cueille généralement debout.
À mesurer ensuite
Risque de blanc variable selon l’année, dommages hivernaux et chute des fruits à suivre séparément.
4Happy GiantPosition locale de maturation 4 sur 11
Port et identité
Les fiches commerciales le décrivent vigoureux et dressé, mais il manque encore une comparaison universitaire ou québécoise indépendante.
Pollinisation
Blue Banana est proposée dans des documents de multiplication. Cette association reste moins bien documentée que les couples issus d’essais contrôlés.
Repère québécois
Happy Giant ne figure pas dans l’essai CIEL des 15 cultivars. Les descriptions publiées se contredisent sur sa précocité et son profil sucré-acidulé.
Usage en production
Variété à documenter localement. À Saint-Gabriel, elle mûrit habituellement après Berry Blue et avant Aurora; une légère amertume apparaît parfois dans nos dégustations.
À mesurer ensuite
Priorités : identification des plants, poids moyen, stade optimal de dégustation, rendement, blanc et comportement après récolte.
5AuroraPosition locale de maturation 5 sur 11
Port et identité
Port dressé à légèrement étalé, vigoureux, avec des fruits faciles à voir. Cette structure convient bien à l’autocueillette.
Pollinisation
Indigo Gem et d’autres cultivars de la série Indigo sont bien documentés; Honey Bee est aussi une référence importante. Aurora et Blizzard ne devraient pas constituer le couple principal.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : 3 055 g par plant, dont 2 711 g commercialisables, et une appréciation gustative de 4,1/5. Ces résultats décrivent un seul site et une seule saison.
Usage en production
L’une des options les plus équilibrées pour le frais, l’autocueillette et la production. Chez nous, elle est productive, populaire et tient assez longtemps sur le plant après maturité.
À mesurer ensuite
Suivre la fermeté, le calibre et la durée de tenue selon les années plutôt que de généraliser le résultat 2025.
6Larissa / WojtekPosition locale de maturation 6 sur 11
Port et identité
Variété polonaise, étalée et très dense dans l’essai CIEL. Notre observation de branches très basses sous le poids des fruits concorde avec ce port.
Pollinisation
Zojka demeure le partenaire le mieux documenté. Aucun des 10 autres cultivars du verger ne devrait être présenté comme remplacement certain sans mesure locale de floraison et de nouaison.
Repère québécois
Lanoraie 2024 : 1,1 g par fruit, 14,4 °Brix et 483 g par plant dans les conditions de l’essai. Les résultats polonais montrent qu’environnement et conduite changent fortement le rendement.
Usage en production
Profil intéressant pour une production à faible incidence de blanc dans les données disponibles. Le port bas facilite la cueillette des enfants, mais complique celle des adultes et la mécanisation.
À mesurer ensuite
Mesurer largeur, hauteur, densité, contact des fruits avec le sol et efficacité d’une taille de renouvellement adaptée.
7Boreal BlizzardPosition locale de maturation 7 sur 11
Port et identité
Port plutôt semi-dressé dans les observations québécoises. Les très gros fruits sont visibles et rapides à récolter à la main.
Pollinisation
Boreal Beast est le partenaire principal le mieux soutenu. Aurora est trop apparentée à Blizzard pour former le couple principal.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : 2,51 g par fruit, ce qui confirme le très gros calibre décrit par l’Université de la Saskatchewan. Le CIEL a aussi relevé une chute de fruits notable cette année-là.
Usage en production
Très adaptée à l’autocueillette et au marché de gros fruits frais. Chez nous, le pédoncule peut déchirer la chair si le fruit est tiré directement; la technique de cueillette doit être expliquée.
À mesurer ensuite
Surveiller chute tardive, vent, dommages d’impact et efficacité de la récolte aux heures fraîches.
8Boreal BeastPosition locale de maturation 8 sur 11
Port et identité
Très vigoureuse et plutôt dressée dans les descriptions de Saskatchewan, mais semi-étalée au CIEL. Le port réel doit donc être mesuré sur le site de production.
Pollinisation
Cultivar-pont important : excellent partenaire de Blizzard et de Beauty. La compatibilité avec Aurora existe, mais le synchronisme est moins fort.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : 2 564 g par plant, dont environ 2 477 g commercialisables. Les notes gustatives ont fortement varié entre 2024 et 2025, rappelant l’effet de l’année.
Usage en production
Bon potentiel combiné pour rendement, arôme, frais, congélation et mécanisation. C’est aussi l’une des variétés préférées de nos visiteurs.
À mesurer ensuite
La maturité tardive peut coïncider avec la chaleur : récolter frais et prérefroidir rapidement pour protéger la qualité.
9Boreal BeautyPosition locale de maturation 9 sur 11
Port et identité
Port semi-dressé, branches fortes et fruit ferme. L’architecture est compatible avec une conduite mécanisée, sous réserve de la machine et de la taille.
Pollinisation
Boreal Beast est le partenaire de référence. Blizzard peut chevaucher une partie de la floraison, mais ne devrait pas être l’unique partenaire.
Repère québécois
Lanoraie 2025 : 2,52 g par fruit, très proche des 2,6 g moyens publiés par l’Université de la Saskatchewan. Le gros calibre est donc observé dans deux régions.
Usage en production
Positionnement clair : fin de saison, gros fruit ferme, congélation et potentiel mécanique. Chez nous, elle est productive et les fruits mûrs se détachent très facilement.
À mesurer ensuite
Une bonne tenue rapportée ailleurs coexiste avec une chute facile chez nous. Mesurer vent, maturité, force de détachement et pertes au sol.
10KeikoPosition locale de maturation 10 sur 11
Port et identité
Sélection de Maxine Thompson en Oregon à partir de matériel japonais. Le CIEL la classe semi-dressée.
Pollinisation
Aurora a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. Comme pour toute plantation, il faut confirmer le chevauchement de floraison sur le site.
Repère québécois
Lanoraie : 1,2 g par fruit en 2024 et 14,6 °Brix en 2024 comme en 2025. Les notes gustatives de 4,0 puis 4,1/5 sont également stables.
Usage en production
Fruit ferme avec potentiel de conservation et de transport. Chez nous, son intérêt principal se situe dans la congélation et la transformation.
À mesurer ensuite
Le brevet rapporte une longue conservation en conditions contrôlées, mais ce n’est pas une promesse commerciale. Tester emballage, température, humidité et qualité après décongélation.
11Giant’s HeartPosition locale de maturation 11 sur 11
Port et identité
Le matériel commercial est décrit comme tardif et à fruits en cœur. Au CIEL, il a plutôt débourré très tôt et présenté une forte sensibilité aux bris de dormance.
Pollinisation
Boreal Beauty a été utilisée comme pollinisatrice dans l’essai CIEL. La maturité des fruits ne permet pas, à elle seule, de prédire le chevauchement de floraison.
Repère québécois
Contradiction majeure : à Lanoraie en 2025, récolte la plus hâtive et fruit moyen de 0,83 g; à Camerise St-Gabriel, dernière variété à mûrir. Les données ne doivent pas être fusionnées.
Usage en production
Potentiel de fruit ferme de fin de saison et de congélation selon notre observation. Sa véritable identité et sa phénologie locale doivent être vérifiées avant toute recommandation commerciale large.
À mesurer ensuite
Priorité de recherche : vérifier la provenance des plants et enregistrer pendant au moins trois ans débourrement, floraison, coloration, maturité, chute et symptômes de blanc.
QUESTION DE RECHERCHE PRIORITAIRE
Pourquoi Giant’s Heart exige un suivi distinct
Première récoltée parmi les 15 cultivars, débourrement très hâtif et forte pression de blanc.
Dans notre succession habituelle, c’est la dernière de nos 11 variétés à mûrir.
Généralement présentée comme tardive ou très tardive, avec un fruit en forme de cœur.
La bonne réponse consiste à conserver les trois observations et à vérifier la provenance des plants. Pendant au moins trois saisons, il faut noter débourrement, début et pleine floraison, coloration, meilleure maturité gustative, fin de récolte, chute et apparition du blanc.
Principes de conduite communs aux 11 cultivars
- Ne pas créer onze recettes de fertilisation : partir de l’analyse du sol, de l’analyse foliaire, de la croissance et du rendement.
- Mesurer largeur et hauteur avant de décider d’une stratégie de taille ou de récolte mécanique.
- Suivre ensemble chevauchement de floraison, visites des pollinisateurs, température, vent et nouaison.
- Comparer le rendement seulement entre plants d’âge connu mesurés la même année et sous la même conduite.
Principales références utilisées
Ces liens permettent de vérifier le contexte des essais avant de réutiliser un chiffre. Les renseignements de pépinière ne sont retenus que lorsque les données indépendantes sont limitées.
- CIEL — Évaluation de cultivars au Québec, saison 2025
- CIEL — Évaluation de cultivars au Québec, rapport 2022–2024
- Gouvernement du Québec — réseau d’essais de cultivars de petits fruits
- Université de la Saskatchewan — variétés de camerises
- Université de la Saskatchewan — floraison et compatibilité (PDF)
- Brevet végétal de Keiko — identité et observations après récolte (PDF)
